SÉRIE STI AA

SESSION 2005

          

 PHILOSOPHIE

 

Le candidat traitera l’un des trois sujets suivants, au choix :

 

 

Sujet 1 : L’art  nous mène-t-il au vrai ?

 

Sujet 2 : L’humanité peut-elle se concevoir sans religion ?

 

Sujet 3 :

 

         Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à s’adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d’en poursuivre l’étude. Car personne ne peut soutenir qu’il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l’âme. Celui qui prétendrait que l’heure de philosopher n’est pas encore venue ou qu’elle est déjà passée, ressemblerait à celui qui dirait que l’heure n’est pas encore arrivée d’être heureux ou qu’elle est déjà passée. Il faut donc que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie : celui-ci pour qu’il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune* lui a accordés dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l’avenir qu’un homme avancé en âge. Il convient ainsi de s’appliquer assidûment à tout ce qui peut nous procurer la félicité, s’il est vrai que quand elle est en notre possession nous avons tout ce que nous pouvons avoir, et que quand elle nous manque, nous faisons tout pour l’obtenir.   

Épicure

 

*la fortune : l’heureuse chance.

 

 1/ Dégagez la thèse de ce texte et les étapes de son argumentation.

 

2/ Expliquez :

a)     "pour acquérir la santé de l’âme".

b)     "il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordés dans le passé".

c)      "être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l’avenir qu’un homme avancé en âge".

 

3/ Y a-t-il un temps pour philosopher ?

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L' heureuse chance aux traits changeants

Illustration


Tukhè : la Fortune